Lorsque l’on évoque les trois semaines de fouilles menées sur le site de Boutavent en mars-avril 2026, on pense immédiatement aux découvertes, aux truelles en action et à l’effervescence du chantier. Pourtant, cette aventure passionnante ne représente que la partie visible de l’iceberg !
Bien avant le premier coup de pelle, un important travail préparatoire est nécessaire : montage des dossiers de subvention, rédaction de la demande d’autorisation de fouille auprès du Service Régional de l’Archéologie, organisation logistique… Rien n’est laissé au hasard.
Vient ensuite la préparation du matériel et son transport sur le site : pelles, pioches, brouettes, truelles, triangles, brosses, balais, barnum, réserves d’eau… Tout doit être acheminé, installé puis, à la fin de la campagne, démonté et rangé avec le même soin de même que le travail de rebouchage des tranchées.
Mais la vie du CERAPAR ne s’arrête pas là ! Le jeudi 4 juin, vingt des trente-quatre fouilleurs ayant participé à cette campagne se sont donné rendez-vous à la crêperie « Chez Loïc » à Iffendic. Autour de délicieuses galettes et crêpes, chacun a pu revivre les moments forts du chantier, partager ses souvenirs et raconter les anecdotes qui font le charme de ces aventures collectives. Un très beau moment de convivialité et de retrouvailles… et la soirée ne s’est pas arrêtée là ! Le groupe a ensuite pris la direction du site de Boutavent pour une visite pleine d’émotion. Entre anecdotes, chants et danses, chacun a pu mesurer le chemin parcouru et revivre les meilleurs moments de la campagne. Un instant de partage inoubliable…
Par ailleurs, il est aussi indispensable de prendre soin de la Maison de l’Archéologie de Pacé, mise gracieusement à notre disposition par la municipalité. L’entretien du matériel de fouille constitue également une étape incontoutnable : nettoyage au jet haute pression, remise en état minutieuse des outils, tri et rangement du matériel. C’est ainsi que quatre bénévoles se sont retrouvés le samedi 6 juin pour accomplir ces tâches indispensables, souvent discrètes mais essentielles à la réussite de nos activités.
Il ne faut pas non plus oublier une étape essentielle, moins visible mais fondamentale, qui contribue à la crédibilité et à la reconnaissance du CERAPAR auprès des autorités archéologiques : la rédaction du rapport scientifique de l’opération. Ce travail de longue haleine mobilise de nombreuses compétences : exploitation des relevés topographiques et photogrammétriques, réalisation des plans, description et analyse des données recueillies, interprétation des résultats, étude du mobilier découvert, sans oublier la réalisation d’un film permettant de valoriser les recherches menées sur le terrain. Un travail qui se poursuivra encore pendant plusieurs mois et qui permettra de transformer les observations de terrain en connaissances scientifiques durables et aidera à la mise en valeur du site pour tout public…












